Développement durable

Ce document a été rédigé par les membres du pôle INPACT, c’est-à-dire : l’AFIP, l’InterAFOCG, la FADEAR , la FNAB, la FNAPF, la FNCIVAM, et le RAD
Les fondements de l’agriculture durable d’après la déclaration de Rio
- L'homme est au centre des préoccupations pour une vie saine et productive en harmonie avec la nature (1) dans le respect des générations présentes et futures (3).
- Les Etats, qui doivent coopérer de bonne foi (27), ont le droit souverain d'employer leurs ressources sans nuire aux autres Etats (2) qu'ils doivent avertir rapidement de toute situation à risques (18) ou activités pouvant les affecter (19)
- La protection de l'environnement est partie intégrante et indissociable du processus de développement durable (4) qui vise à protéger et rétablir la santé et l'intégrité de l'écosystème terrestre(7).
- Le développement durable est conditionné par la lutte contre la pauvreté et la réduction des différences de niveau de vie (5) l’intérêt et les besoins de tous les pays (particulièrement les plus vulnérables) doivent être pris en compte(6).
- Les modes de production et de consommation non viables (non durables) doivent être éliminés (8) au profit de ceux qui seraient viables dont la diffusion doit être favorisée (9).
- Tous les citoyens doivent avoir accès à l'information et être impliqués dans les décisions (10) Le développement durable doit pouvoir bénéficier de la participation effective de tous les groupes sociaux et particulièrement des femmes (20), des jeunes (21), et des communautés locales et autochtones (22).
- Mettre en œuvre : des mesures efficaces, législatives (11) et économiques visant à internaliser les coûts ( en vertu du principe pollueur payeur) (16), des études d'impact (17), et toutes mesures qui, sans constituer des barrières injustifiées au commerce, (12) assurent la responsabilité de ceux qui causent les dommages (13) et évitent le transfert d'activités polluantes (14).
- L'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard la mise en œuvre du principe de précaution (15).
- La paix et le développement durable (et donc la protection de l'environnement) sont interdépendants (25) les conflits ne doivent pas avoir d'incidence sur l'environnement (24) et les ressources naturelles des peuples doivent être protégées en toutes circonstances. (23). Les différents concernant l’environnement doivent être résolus pacifiquement (26).
L’agriculture durable défendue par INPACT
L’efficience économique
- limite les coûts induits par une agriculture aveuglément productiviste, qui grèvent le revenu où qui, « externalisés », sont supportés par la société (retraitement de l’eau, désaffection touristique…).
- recherche une répartition plus équitable de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne du producteur au consommateur.
- favorise la création d’activité en milieu rural et le développement d’emplois solvables et participe ainsi au développement économique de son territoire.
L’équité sociale
- avec la question des systèmes de production : des systèmes autonomes et économes permettent de dégager un revenu correct avec des volumes de production plus modestes que ceux exigés par les modèles industriels et concentrés, ce qui autorise davantage d'actifs agricoles.
- avec les attentes de la société : une agriculture avec peu de paysans aux gros volumes de production ne peut être efficace en terme de réelle multifonctionnalité. La protection des ressources naturelles
La biodiversité est donc à considérer comme un patrimoine collectif et un facteur de production pour l’agriculture, ainsi la participation de chacun des agriculteurs au maintien de la biodiversité est non seulement un devoir mais aussi un droit qui ne peut pas être entravé par l’appropriation du vivant dans un but mercantile et non respectueux des équilibres naturels comme les OGM alimentaires.
le maintien voire l’amélioration de la fertilité des sols : assolement, rotation, travail du sol limité et respectueux de la structure, priorité à la fertilisation organique, lien au sol et chargement limité pour l’élevage...
Compte tenu de leur toxicité pour les utilisateurs, l'environnement et les consommateurs, il faut refuser les traitements systématiques, pour privilégier le choix des espèces et variétés adaptées, les rotations qui réduisent les risques, les méthodes d'intervention mécaniques, biologiques ou intégrées, et toutes méthodes qui permettent d’ améliorer la résistance naturelle des plantes et des troupeaux qui peuvent éviter un recours aux pesticides.
La culture et l’éthique
- respecter l’Homme, les communautés rurales et paysannes de tous les pays (c’est à dire permettre de se nourrir et de vivre selon ses choix culturels, pas de dumping, pas de « pillage », commerce équitable…) article 22.
- respecter le vivant et gérer les équilibres biologiques (on ne fait pas la guerre à la nature, on travaille avec) ; mettre en œuvre le principe de précaution en cas de doute, même en l’absence de certitudes scientifiques (article 15) ; assurer le bien être des animaux…
- respecter l’ensemble des acteurs d’un territoire et les associer aux choix stratégiques qui concernent ce territoire (utilisation de l’espace et des ressources)-articles 10, 20, 21.
- • respecter les attentes de la société et la qualité de l’alimentation par exemple en privilégiant les circuits courts qui limitent les surcoûts et favorisent les liens sociaux, la traçabilité des produits et la transparence (sur les techniques utilisées) articles 9.
- • permettre aux agriculteurs d’être autonomes, c’est-à-dire maîtriser leurs choix et non pas fermés sur eux-mêmes.
- • s’attacher à améliorer la « vivabilité » de la ferme, c’est-à-dire les conditions de travail au quotidien et leur intégration équilibrée dans une vie sociale et familiale
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